Culotte

C : CULOTTE
Le sexe se passe aisément de culotte et je ne nourris aucun fétichisme autour de l’accessoire, celui-ci ou d’autres. Aucune prévention non plus. De l’indifférence. Mais le plaisir de la femme à la porter, la montrer – de dentelle ou de soie – à l’enlever en l’étirant, peut porter et façonner le désir. Les poils friselants qui tentent l’échappée, le partage des lèvres en deux buttes arrondies, l’humidité grise du vallon qui les sépare, l’estampe de la dentelle qui demeure sur la peau après l’enlèvement, cela peut se partager et toute augmentation de l’émotion est bienvenue. Mot genré, la culotte devient slip au masculin. Pour l’homme, s’en passer expose à l’irritation. Et on ne peut tolérer d’irritation avant un rendez-vous qu’on espère amoureux ! La verge qui bande a le choix de trois sorties, parfois quatre, pour surprendre celle qui l’attend. Mais une trop longue caresse des ongles à travers le tissu, bien qu’érogène et propice à l’augmentation sensible de la taille, m’est insupportable, tant il me tarde d’éprouver et voir la course experte des doigts sur ma tige, dans les bourses et sur le gland. Et puis, le mot lui même invite à l’expédier : slip, zap, zou !

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